La crise du coronavirus nous rappelle à tous la nécessité de disposer sur le territoire national d'un tissu industriel opérationnel... A l'échelle nationale, cela relève du politique, mais à l'échelle individuelle, familiale, associative, communautaire voire communale, cela relève de nos décisions. Nos machines vous permettent de vous ré-industrialiser !

Avec le temps, nos vies quotidiennes se sont peu à peu mises en dépendance totale d'usines de production : voitures, téléphones, électro-ménager, meubles... Presque absolument tous les objets que nous utilisons au quotidien sont fabriqués en usine. Et ces dernières décennies, l'essentiel des unités de production ont été transférées dans le Sud-Est asiatique créant une dépendance supplémentaire liée au transport longue distance.

La crise du coronavirus est venue frapper de plein fouet cette organisation mondiale des "chaînes de valeur" comme l'on dit et nous a rappelé brutalement à tous les dangers inhérents à une dependance totale d'une part à des unités de production de masse et d'autre part à des unités délocalisées. En réponse gouvernements et responsables économiques parlent de relocalisation des secteurs stratégiques, de réindustrialisation, etc. Nous n'y pouvons pas grand chose individuellement et nous ne pouvons que souhaiter que les décisions prises soient les bonnes...

Mais il y a quelque chose que tous nous pouvons faire : se ré-équiper à titre individuel, familial, associatif ou communautaire en machines capable de fabriquer des objets du quotidien ! En électro-portatif classique bien sûr, mais aussi et surtout en machines numériques qui pourront fabriquer des objets à partir de simples fichiers. Et les machines que nous fabriquons et vendons en kit chez mon-fablab.fr permettent à tous de s'équiper, tout en ayant la maîtrise technique car toutes nos machines sont libres : rien n'est caché, vous avez accès à toutes les informations utiles pour faire vous-mêmes !

Lors de la crise du coronavirus, on a vu comment les fablabs de France et de Navarre se sont lancés dans la fabrication de visières ou encore de pièces de respirateur : cela a permis de pallier pour partie à une défaillance du système productif habitiuel, ni plus ni moins. C'est une sorte de "preuve grandeur nature" de l'intérêt de mailler le territoire en machines numériques opérationnelles : imprimantes 3D, découpeuses numériques laser ou par fraisage (CNC).

Depuis 2014, nous apportons notre modeste contribution à ce mouvement d'ensemble en proposant des kits à construire soi-même. Et ce sont plusieurs centaines de machines numériques en kit que nous avons ainsi fabriquées et distribuées sur tout le territoire national depuis notre création il y a 6 ans. Et chaque jour nous faisons la preuve de l'intérêt de cette approche puisque grâce à notre propre parc de machines numériques, nous produisons ici en France les pièces spécifiques 3D et 2D des machines en kit que nous vendons. Et nous avons le statut d'artisan, mais finalement, nous sommes un artisanat un peu spécial, un artisanat numérique ! Et cela tout le monde peut le devenir : un artisan numérique !

Ces réflexions autour de la possibilité de fabriquer localement avec un équipement moderne et techniquement maîtrisé les objets et pièces dont on a localement besoin, ces réflexions donc ne sont pas nouvelles. Que ce soit Gandhi (dans "Tous les hommes sont frères"), Ingmar Grandstedt ("L'impasse industrielle"), Ernst Friederich Schumacher ("Small is beautiful") ou même Simone Weil (avec un W...) dans "Réflexions sur les causes de la liberté et de l'oppression sociale", et plus près de nous aussi Jean-Marc Jancovici qui évoque la nécessité d'une "réindustrialisation mais par de petites unités polyvalentes locales" : nombreux sont les auteurs qui reconnaissent la pertinence d'un modèle basé sur l'équipement local en machines maîtrisables à titre individuel ou communautaire et permettant une "autonomie manufacturière" pourrait-on dire.

Le numérique vient ici apporter une surcouche supplémentaire qui n'a pas d'égal : ce que les autres ont réussi à fabriquer ailleurs, si ils partagent leurs fichiers en ligne, alors je peux le fabriquer ici pour moi si j'en ai le besoin. C'est ainsi qu'à partir de la modélisation d'un modèle de visière mis en ligne, plusieurs centaines de milliers d'exemplaires ont pu être fabriqués par exemple. Le numérique a une autre force : il me donne la possibilité de modéliser moi-même un objet et de le fabriquer sur place. La machine numérique a une polyvalence de fabrication que n'ont pas les machines classiques, même si les deux approches sont parfaitement complémentaires.

Evidemment, il n'est pas question d'éliminer les grosses unités de production à l'autre bout de la planète... mais peu à peu réorienter les choses pour en avoir de moins en moins besoin et en tout cas ne plus forcément en dépendre directement au moindre problème d'ampleur mondiale. La bonne nouvelle au passage, c'est que l'heureux propriétaire d'une machine numérique est immédiatement gagnant : il peut dès maintenant fabriquer ce dont il a besoin ! Le gain en "résilience" personnelle est immédiat.

Cette fois-ci, c'est le coronavirus qui a été le révélateur des faiblesses du système industriel actuel mondialisé et globalisé, mais demain ce sera probablement les tensions sur le marché du pétrole ou encore la crise climatique qui viendront déstabiliser des chaînes de valeurs longues... Et cette fois, la perturbation ne durera pas quelque mois mais pourrait bien être définitive ou de très longue durée (le coronavirus dure déjà depuis près de 9 mois.. et n'est pas encore réglé, loin de là...) ! Il est possible de se préparer à ce type de perturbation de manière constructive et www.mon-fablab.fr vous permet de passer simplement à l'action en commandant votre future machine numérique en kit en ligne !

Ré-industrialisez vous avec nos machines : vous ne le regretterez pas !

Note : La photo montre notre modèle OMM PRO qui usine du Dibon chez l'un de nos clients

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